• Critiques Art/ Les Toiles de Marie-Claude Eudaric...Par Véronique Hermann Sambin

    Voyage par les toiles de Marie-Claude Eudaric  Par Véronique Hermann Sambin

     

     

     Quel mystérieux voyage pour celui qui ne croit qu'en ce qu’il voit.

    Des peaux aux contours troubles, des pores saturés de matière, des tissus de peinture épaisse superposés...

    la lecture des toiles de Marie-Claude Eudaric n’est pas simple.

    Le passant cherche des symboles, des traces, des horizons, mais c’est son propre regard qui lui fait face.

    Derrière ces miroirs, ce ne sont pas les mots qui disent, mais l’émotion.

    Intrigué, le regardeur décide de s’arrêter et contemple les étoiles de ce ciel de matières.

    Mais très vite, il ne distingue plus le détail de son tout, l’objet de son cosmos, l’identité de son humanité.

    Pourquoi l'artiste s’engage-t-elle si peu à soulager le voyageur de ses maux quotidiens ?

    Pourquoi ne daigne-t-elle pas lui donner quelque repère pour l’entraîner plus facilement vers ses croyances ?

    Aucun discours, aucune certitude. Sur les toiles ce n’est pas la vérité qui dit, mais la question.

    Jusqu’où est prêt à aller celui qui s’arrête devant les tableaux de la plasticienne ?

    Tout est si clair devant l’histoire qui se répète (les cases créoles belles et révolues,

    les champs de cannes sous un ciel-mer bleu clair ou sombre,

    les armes en étendard de nos frères combattant hier et aujourd’hui...),

    tout est si évident par ailleurs,

    qu’arrivé devant « l’Outrepeau* » on peut être tenté de faire demi-tour.

    Et pour cause! celui qui décide de se laisser happer par la toile n’apprend rien du passé ou du devenir.

    Il est seul en proie à un présent en chantier. La porte est grande ouverte.

    La lumière est là. Il faut la saisir avant qu’elle ne transforme les vérités en un simple reflet d’illusions.

    Photo instantanée pour, en un regard échangé avec la toile, peindre son état d’être,

    redimensionner son intérieur, ses ressentis, ses chimères.

    Pendant ce voyage, Marie-Claude Eudaric aura servi de guide

    et de passerelle pour permettre à l’autre de découvrir son en-dedans.

    Rien de visible à l’œil nu, l’infini présent en somme.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Août 2011 à 11:34
    RE.
    MERCIE
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