• L'ITW BRUT du cinéaste Fabien Adam, réal du film Pink Lady, Brutal d'Or 2011...1741 Clics

                   P/Adam P/Adam P/Adam* Fabien,

    la bonne trentaine,  est né à Paris, travaille et Vit à Paris du côté de Montmartre. P/adam P/adam P/adam…Le parisien de la rue des beaux-arts à l’ancienne, a de qui tenir. La famille Adam a laissé son empreinte dans le milieu , avec le fameux Bleu Klein. Si l’artiste, Yves Klein, en a fait sa renommée, la formule du liant qui fixe ce Bleu Outremer N°1311, leur appartient en partie. Forcément, ces choses-là ne s’ébruitent pas. Mais, le Presque-Tout-Paris du pigment épicé-Tout, le sait très bien.

    Passons…C’est un amoureux de l’image en mouvement. D’ailleurs, le  groupe Art in Motion, c’est lui.  Un groupe en mouvement, indépendant, sillonnant les salons et festivals d’un genre plutôt underground ou décalé.

    Il paraît, du reste,  que tout finit par faire sens. C’est donc sans surprises finalement, si Fabien, le parisien, finit caméra à l’épaule. Pour l’apprentissage de la technique, il part à Nice à l’école supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA). Un de ses profs lui dira «  si tu n’as rien à dire, ce n’est pas la peine de tourner des films ».  Il gardera cela en mémoire pour dire son  « rapprochement des cultures » ou pour « dénoncer le formatage de la société ». Et, l’’occasion Niçoise faisant le Larron, c’est là que lui vient l’idée du projet audiovisuel, «  Pink Lady ».

                             Pink Lady, le Pitch....

    Le « Faubourg Montmartre » tenu par la « Pink Lady » âgée d'une soixantaine d'années et Solange, sa sœur approchant les quatre vingt dix, est un endroit hors normes et complètement fou. Ici les rencontres sont possibles et l'inattendu au rendez-vous. Woo-Jun, un jeune Coréen se retrouvera embarqué dans cet univers surréaliste. C’est le résumé que l’on peut lire sur la page web du Cinéma Brut qui organise tous les ans son festival. Cette année, c’est Pink Lady qui  est distingué et reçoit le Brutal D’Or 2011.

    Fabien ? Je le connais bien. Alors bien-sûr, je ne me suis pas privée pour lui demander de  parler un chouya de  son film, Pink Lady. Sans langue de Brute, il accepte d’en parler, après un bon déjeuner dans une de ces brasseries de P/adam P/adam P/adam. Du côté de Montmartre…

     

               «  Un film humain qui invite à sourire… »

     

                      L'itw Brut...

     

    Pink lady… ?

     « C’est le nom du film mais aussi le nom d’ une femme qui tient une auberge de jeunesse (au 5e étage) et un restaurant ( au rez-de chaussée) à Nice. 

    J’y allais en tant que client…Et je m’étais toujours dit que j’allais faire quelque chose. Soit faire un reportage photo, soit faire un film. Dans le restaurant, c’est comme un dîner-spectacle, on paye 10 euros , on a une formule et en plus on a le spectacle, fait par les habitués, la pink lady ou par les jeunes de l’auberge qui viennent du monde entier. …

    Pink Lady, a t-elle, facilement accepté  ton projet ?

    «  Non, pas tout de suite.J’y suis allé plus régulièrement et je lui ai dit que je serais intéressé pour faire un film dans l’auberge. Bien sûr , au départ, il n’était pas question qu’elle soit filmée. Finalement en passant du temps avec elle, j’ai réussi à avoir un maximum d’images d’elle. Mais ce n’est pas le sujet principal du film »

    Et le Coréen…  ?

    «  Le coréen… ? En fait, c’est un vrai documentaire où chacun joue son propre rôle. J’avais juste le lieu avec le personnage, les habitués, mais je n'avais pas le Coréen. Je me suis dit que quelqu’un de culture asiatique pourrait faire l’effet révélateur sur le lieu »

    En quoi la culture asiatique, sert de révélateur ?

     « Parce qu ‘ils n’ont pas du tout les mêmes modes de pensée que nous. Quelque part, ils sont dans certains excès et nous, dans d’autres. La confrontation des deux cultures provoque  des effets humoristiques. Par exemple, le jeune coréen, ne peut pas s’empêcher de prendre des photos alors que ce n’est pas dans le scénario. Ses photos sont d’ailleurs utilisées dans le film ». En fait, Il joue surtout son propre rôle. Au final, il n’y a que de l’improvisation. Ce qui est scénarisé, c’est  son arrivée à Nice ( on a tourné dans le TGV) . Tout le reste , c’est de la caméra à l’épaule. Arrivée à Nice, je lui ai simplement dit : « cherche Pink lady ». C’était plutôt mal barré car il ne trouvait pas l’endroit ( tout ça, c’est dans le film). Ensuite, j’ai filmé,  les premiers contacts réels entre la pink lady et le coréen…C’est du live. Il n’y a absolument aucun jeu d’acteur, c’est très naturel. Ça se ressent d’ailleurs, mais en même temps, c’est assez proche de la fiction. Sans doute parce qu’il y a une belle narration…. »

    Comment imaginais-tu la Rencontre entre le Coréen et la Pink Lady?

    « Ce que j’avais espéré, s’est produit au-delà de mes espérances. la caméra a joué le rôle de  catalyseur. Elle accentue les scènes de la vie réelle…Accélère son processus. Par exemple, les habitués du restaurant qui sont des originaux à la base, se lâchent davantage devant la caméra. On a droit, à des scènes où des mecs se roulent des pelles devant le coréen..Le coréen réagit. On a donc, des réactions en chaîne.. »

    Et Pink Lady ? Comment a-t-elle géré la présence de la Caméra ?

    « Elle ne la voit pas, parce que justement, elle est dans la merde dans son restaurant...Il y a tellement de travail...Au début, elle voulait imposer un contrôle ( on l’voit au début du film, la nappe est propre, des fleurs sont posées, il y a quelqu’un à l’accueil…Peu à peu, la mise en scène qu’elle a voulu installer se détériore et à la fin c’est l’apothéose puisque le dernier jour elle ne contrôle plus rien. Il y a, par exemple, le moment où 10 personnes viennent pour réserver pour manger…Et même le coréen se met à servir…

    Ton film a obtenu le Brutal D’Or 2011…. ?

    « Oui, j’inscris tous mes films (Where are you going ? Avant Pink Lady) dans les festivals. J’ai présenté celui-ci, dans des festivals plutôt en France, car je n’avais pas la version anglaise et non plus la coréenne. Il a été pris au festival du film Européen en Normandie…Et au Cinéma Brut, qui était bien dans l’esprit de Pink Lady. Quand j’ai su qu’il avait le Brutal d’Or,  alors là, c’était la consécration ( il sourit)

    Brutal d’Or…Et alors ?

    « Eh bien, ça labellise le film. c’est vraiment l’esprit brutal, c’est-à-dire, en dehors des sentiers battus, en dehors d’un cinéma formaté qu’on veut nous montrer en permanence. Le Brutal d’Or, récompense des gens qui ne sont pas forcément professionnels ou alors qui sont professionnels dans le cinéma et qui font d’autres films à côté. Il y a une vraie liberté de ton. Cela récompense aussi, des films d’animation ou des fictions complètement décalées, donc ce n’est pas forcément un film documentaire qui va gagner. Cette année, il y avait une super sélection. Ils ont dû rajouter des prix_le Méga Brutal et le Prix Spécial du Jury_tellement la sélection était bonne. Au final, il y avait 5 prix alors qu’il y en a trois habituellement..C’est dire, la qualité du programme cette année !

    Le film, Pink Lady , part bientôt en tournée,  non ?

    « Oui, l’année prochaine ,je vais l’inscrire dans les festivals Européens et dans  les festivals en Corée. Ce qui est certain, c’est qu’on a une tournée et une projection  prévues en Corée du Sud. C’est organisé par l’Alliance Française de Busan ( seconde ville de Corée du Sud). La projection, sera suivie d’une partie de pétanque. Dans le film, il y a une scène où Woo-Jun, le jeune acteur coréen, s’essaie à la pétanque avec des niçois. Donc, on va faire vivre le film, au-delà de la projection.. »

     

    Marie-Claude Eudaric

    photo/courtesy Fabien Adam et...

    Cinéma Bruthttp://www.cinemabrut.com/

    Voir l'intégralehttp://the.pink.lady.free.fr/html/project.htm

    Extraits...

     

    *Padam...Padam....Padam...Piaf pour le plaisir...

     

     


  • Commentaires

    1
    MCE
    Vendredi 30 Septembre 2011 à 00:19
    REMERCIEMENTS à
    FABIEN ADAM**
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