• Sur Quels critères a-t-on nommé Mr Lilian Thuram, commissaire général d'une exposition au Musée du Quai Branly?

    QUESTION DU DIMANCHE

     

    Présentation Officielle de l'exposition

    Lilian Thuram au Quai-Branly

    Lilian Thuram, ancien défenseur de l’équipe de France de football, sera le commissaire général de «l’Invention du sauvage» au musée du Quai-Branly à Paris. L’exposition, qui se tiendra du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012, portera sur l’exhibition d’hommes, de femmes et d’enfants dans des spectacles ou dans des expositions universelles en Occident. Les 600 œuvres et les nombreux films d’archive montreront «comment ces spectacles, à la fois outils de propagande, objets scientifiques et sources de divertissement, ont formé le regard de l’Occident et profondément influencé la manière dont est appréhendé l’Autre depuis près de cinq siècles»

    NOTA BENE

    Les commissaires scientifiques sont Pascal Blanchard, Historien, spécialiste du fait colonial, chercheur associé au CNRS, codirecteur du groupe de recherche Achac et Nanette Jacomin Snoep, anthropologue et responsable des collections Histoire du musée du quai Branly

     

    Profil de poste d'un commissaire général d’exposition..

     

    EXEMPLE« Appel à candidature pour le poste de commissaire général aux expositions de la septième édition de la Biennale de l’Art Africain Contemporain DAK’ART 2006.

    Le Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique Classé, en considération des recommandations du séminaire d’évaluation de la dernière édition de la Biennale de l’Art Africain Contemporain, décide de confier les expositions de la septième édition de la Biennale à un Commissaire général.

    Profil :
    (…) Le prétendant au poste de Commissaire général de la Biennale doit avoir une bonne expérience des grands événements artistiques internationaux et indiquer sa participation en qualité de commissaire d’exposition à des manifestations consacrées aux arts visuels. Il doit disposer d’une expérience reconnue dans ce domaine. (…)

    Le dossier de candidature comprend :
      lettre de motivation
      Note succincte sur l’art africain contemporain (deux pages maximum)
      curriculum vitae
      bibliographie (facultatif)
      plan de travail
      Calendrier d’exécution
      Liste de commissaires associés à proposer (dix commissaires)

    ______________....etc

     

    Témoignage de Boris K. sur son métier :commissaire d’exposition

     Le métier de curateur, ou mieux, de commissaire d’expositions consiste à s’occuper de l’organisation d’expositions d’oeuvres d’art pour le compte d’institutions. Il se laisse pourtant difficilement définir selon que l’on travaille pour un musée, une institution d’art contemporain ou à son propre compte.
    Boris K. explique que les approches qui se regroupent sous le terme générique de curateur varient sensiblement, étant donné qu’il n’existe pas de charte professionnelle et que les attentes des institutions, des artistes et du public évoluent sans cesse.

    Le métier tel qu’on le définit actuellement émerge dans les années cinquante.
    Les formations datent quant à elles des années 80 et sont plutôt de type complémentaire, post-universitaire. Elles sont pour la plupart organisées par les institutions d’expositions elles-mêmes afin de subvenir aux besoins croissants d’un milieu en voie de professionnalisation.

    Boris K. a fait ses débuts en tant qu’assistant lors de l’exposition Manifesta 2 qui s’est tenue à Luxembourg en 1998. « J’ai décidé de tenter ma chance, ce qui impliquait notamment que je quitte mon poste d’enseignant suppléant au préparatoire (LTB).

    Ce qui change avec le “métier” de curateur, surtout si on travaille à son propre compte, c’est qu’il faut être mobile et faire une croix sur les avantages offerts par des professions plus traditionnelles (vacances payées, heures fixes, emploi stable, cotisations sociales de l’employeur, etc.) En fin de compte, il faut se dire qu’il s’agit là en fait de désavantages, puisqu’ils impliquent une routine, qui sied à certains - surtout si l’on compte mener une vie de famille - mais pas à d’autres. »

    Pour BK, le marché de l’art s’internationalise et les institutions recrutent à travers toute l’Europe « Cela implique qu’il faut être préparé à se mesurer aux standards interna-tionaux, qui ne coïncident pas forcément avec ce qui est demandé au Luxembourg. Les langues et l’influence simultanée des cultures française et allemande, ainsi que le bon niveau des connaissances générales enseignées par les lycées (du moins à mon époque), demeurent des atouts indéniables pour les Luxembourgeois. »

    Son message aux “ curateurs en herbe “ : « se départir de l’idée qu’on se fait - en particulier au Luxembourg - d’un emploi dit normal ou régulier, partir à l’étranger, s’orienter vers le haut, vivre en-dessous du seuil des minima sociaux en vigueur pendant un bon bout de temps, tenir bon en se disant qu’il y a pire dans la vie que d’avoir un découvert en banque, acquérir des compétences, très diverses, ne pas perdre son humour ou sa carte de crédit, être prêt changer de métier sans amertume… » . 

     

     

     


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